FAQs

Consultez notre section Foire aux questions pour en apprendre davantage sur les véhicules au gaz naturel pour votre flotte.

Gaz naturel liquéfié (GNL)

Q1 : Pourquoi doit-on liquéfier le gaz naturel et quelle est la différence avec le GNC?

R1 : Le gaz naturel a une teneur en énergie par volume moins élevée que les carburants liquides. Pour offrir une autonomie suffisante, le gaz naturel doit être comprimé (GNC) ou liquéfié (GNL). Un mégajoule est une unité d’énergie. Le tableau suivant montre la teneur en énergie d’un litre de diesel, de GNL et de GNC. Un litre de carburant diesel offre la même énergie que 1,7 litre de GNL.

  • Diesel            36 mégajoules par litre
  • GNL               21 mégajoules par litre
  • GNC              7,5 mégajoules par litre

Q2 : Quelles sont les propriétés de base du GNL?

R2 : Le GNL est condensé sous forme liquide par refroidissement à une température de -162 °C (-260 °F). À la pression atmosphérique, le GNL n’occupe que 1/600 de son volume sous forme gazeuse. Comme il doit être maintenu à des températures froides, le GNL est conservé dans des réservoirs isothermes à double paroi sous pression. Les systèmes au GNL sont habituellement uniquement utilisés avec les véhicules lourds ayant besoin d’une grande autonomie.

Q3 : Quelle est la différence entre le GNL saturé et non saturé?

R3 : La différence entre le GNL saturé et non saturé est la température du carburant. Le GNL saturé est plus chaud et exerce donc une pression plus élevée dans le réservoir (approximativement 120 livres par pouce carré). Les véhicules dotés de moteurs Cummins Westport sont alimentés au GNL saturé puisqu’ils n’ont pas de pompe. Les véhicules équipés d’un moteur de grosse cylindrée de Westport Innovations peuvent fonctionner avec le GNL saturé ou non saturé, bien que le gaz non saturé offre une plus grande autonomie. Le moteur Westport est doté d’une pompe dans le réservoir de carburant.

Q4 : Qu’est-ce que l’évaporation du GNL et comment peut-on l’éviter?

R4 : À mesure que le GNL se réchauffe, il passe de la forme liquide à la forme gazeuse. Cette phase est appelée « évaporation » et accroît la pression dans le réservoir de carburant. Le système d’alimentation en carburant est conçu de façon à prévoir une certaine évaporation en captant les gaz et en les retournant au réservoir de stockage du carburant. Si un véhicule au GNL n’est pas utilisé pendant plus de trois à quatre jours, le taux d’évaporation excédera la capacité du système à capter les gaz. Dans ce cas, les gaz seront évacués dans l’atmosphère par une soupape pressostatique. L’évacuation du gaz naturel n’est pas souhaitable du point de vue financier ou environnemental. Les parcs doivent tenir compte de la fréquence d’utilisation des véhicules s’ils envisagent utiliser le GNL comme carburant.

Approbations et homologation

Q1 : Quelles approbations sont requises pour les véhicules au gaz naturel?

R1 : Les véhicules au gaz naturel d’origine doivent répondre aux mêmes exigences de sécurité et d’émissions que les véhicules au diesel ou à l’essence. Transports Canada a compétence sur tous les véhicules neufs vendus au Canada. Les provinces ont compétence sur les conversions après-vente. À l’heure actuelle, aucune exigence provinciale particulière ne régit les conversions après-vente.

Q2 : Quelles approbations sont requises pour les postes de ravitaillement au gaz naturel?

R2 : Les postes de ravitaillement au gaz naturel sont approuvés à l’échelle provinciale. L’autorité provinciale ayant compétence sur les carburants ainsi que sur les réservoirs sous pression et les installations électriques est responsable d’examiner et d’approuver les postes de ravitaillement.

Les tuyaux sous pression utilisés dans les postes de ravitaillement au gaz naturel comprimé (GNC) et au gaz naturel liquéfié (GNL) doivent être enregistrés et approuvés par chaque province. Un numéro d’enregistrement canadien (NEC) doit être obtenu pour chaque composant sous pression.

Les propriétaires de parcs et de postes de ravitaillement peuvent collaborer avec des fabricants de matériel et des spécialistes techniques pour obtenir les NEC et les permis appropriés et procéder aux inspections de site requises pour assurer le respect des exigences locales.

Q3 : Comment un nouveau poste de ravitaillement au GNL peut-il être approuvé alors que le Canada n’a pas encore son propre code pour les postes de ravitaillement au GNL?

R3 : Le Canada élabore actuellement un code pour les postes de ravitaillement au GNL reposant sur la norme CSA Z276 Gaz naturel liquéfié (GNL) : production, stockage et manutention. Ce nouveau code devrait être terminé à l’automne 2013. En attendant, les autorités provinciales ayant compétence utiliseront les autres codes en place pour les postes de ravitaillement au GNL en vue d’examiner et d’approuver leur conception et leurs installations. Les autorités locales ont principalement eu recours au code américain NFPA 52 Vehicular Gaseous Fuel Systems Code pour approuver les trois premiers postes de ravitaillement au GNL construits au Canada.

Q4 : Avec qui puis-je communiquer pour faire autoriser des véhicules ou des postes de ravitaillement?

R4 : Les autorisations pour les véhicules sont obtenues par le concessionnaire de camions ou d’autobus de votre localité. En ce qui a trait aux postes de ravitaillement, communiquez avec l’entreprise de distribution de gaz naturel de votre localité ou cherchez dans notre répertoire en ligne dans la rubrique « fournisseurs de carburant » ou « experts techniques » pour trouver une personne pouvant vous aider.

Q5 : Quand les réservoirs de carburant des véhicules au gaz naturel doivent-ils être inspectés ou homologués de nouveau?

R5 : Les véhicules au gaz naturel d’origine sont désormais dotés de cylindres de stockage du carburant conçus de façon à durer pendant toute la vie du véhicule, et il n’est donc pas nécessaire de procéder à une nouvelle homologation. Toutefois, comme c’est le cas avec tout véhicule, le système d’alimentation au gaz naturel doit être inspecté dans le cadre d’un programme d’entretien courant. Il est essentiel de faire inspecter par du personnel qualifié le réservoir de tout véhicule au gaz naturel impliqué dans un accident.

Le Canada n’a pas de réglementation exigeant une inspection à des intervalles réguliers. Aux États-Unis, par contre, en vertu de l’exigence FMVSS 304, les réservoirs de carburant doivent être inspectés visuellement après chaque accident ou au moins à tous les 36 mois ou 36 000 milles (60 000 km), le premier des deux prévalant.

Q6 : Les postes de ravitaillement doivent-ils obtenir régulièrement des approbations ou une nouvelle homologation?

R6 : Un technicien qualifié doit effectuer au moins une fois par mois un entretien courant et une inspection de base des systèmes des postes de ravitaillement au gaz naturel. En outre, il faut renouveler à au moins tous les cinq ans l’homologation de certains composants, comme les soupapes de surpression et certains types de réservoirs de GNC. Ces composants doivent être retirés, testés et dotés d’une nouvelle étiquette avant d’être réinstallés.

Aux postes de ravitaillement publics, les distributeurs de combustible doivent être mis à l’essai tous les ans par Mesures Canada afin d’assurer leur conformité aux exigences prévues par la loi pour la vente de carburant. Cet essai est effectué sur place par un appareil mobile.

Gaz naturel comprimé (GNC)

Q1 : Pourquoi le gaz naturel doit-il être comprimé (GNC) pour être utilisé dans un véhicule et quelle est la différence avec le gaz naturel liquéfié (GNL)?

R1 : Le gaz naturel a une teneur en énergie par volume moins élevée que les carburants liquides. Afin d’offrir une autonomie suffisante, le gaz naturel doit être comprimé (GNC) ou liquéfié (GNL). Un mégajoule est une unité d’énergie. Le tableau suivant montre la teneur en énergie d’un litre de diesel, de GNL et de GNC.

  • Diesel            36 mégajoules par litre
  • GNL               21 mégajoules par litre
  • GNC              7,5 mégajoules par litre

Q2 : À quelle pression le gaz naturel est-il comprimé au Canada?

R2 : Au Canada, le GNC est distribué à une pression de 3 000 livres par pouce carré (lb/po2) ou 3 600 lb/po2. En vertu des codes canadiens, les postes de ravitaillement publics distribuent le GNC à une pression de 3 000 lb/po2. Les postes privés peuvent distribuer le GNC à une pression de 3 600 lb/po2. Aux États-Unis, tous les postes de ravitaillement distribuent le GNC à une pression de 3 600 lb/po2.

On travaille actuellement à harmoniser les pressions utilisées au Canada avec celles aux États-Unis, de sorte que tous les postes de ravitaillement du Canada, y compris les postes publics, distribuent le carburant à une pression de 3 600 lb/po2. À cette dernière pression, le GNC occupe seulement 1/300 de son volume à l’état gazeux.

Codes, normes et réglementation

Q1 : Le Canada a-t-il des codes et des normes pour les véhicules et les postes de ravitaillement au gaz naturel comprimé (GNC)?

R1 : Oui. Le Canada a été l’un des premiers pays à élaborer des codes et des normes pour les véhicules, les postes de ravitaillement et les composants au GNC. Il a des codes bien établis pour les véhicules et les postes de ravitaillement au gaz naturel :

  • CSA B108 – Centres de ravitaillement de gaz naturel : Code d’installation
  • CSA B109 – Code d’installation du gaz naturel pour les véhicules

L’Association canadienne de normalisation a récemment remis sur pied les comités qui examinent ces codes afin d’assurer qu’ils sont tous les deux à jour.

Q2 : Le Canada a-t-il des codes et des normes pour les véhicules et les postes de ravitaillement au gaz naturel liquéfié (GNL)?

R2 : Les postes de ravitaillement au GNL étant nouveaux sur le marché canadien, le Canada n’a pas encore établi de codes pour ces derniers. En vue de combler cette lacune, l’industrie et le gouvernement travaillent à l’élaboration d’un code. D’ici l’automne 2013, on prévoit que le Canada ajoutera un code régissant les postes de ravitaillement au GNL comme modification à son code actuel sur le GNL industriel, à savoir la norme CSA Z276 – Gaz naturel liquéfié (GNL) : production, stockage et manutention.

Le comité de la norme CSA B109 examine actuellement la possibilité d’élaborer un code pour les véhicules au GNL.

Q3 : Comment les premiers intervenants en cas d’urgence et les autres peuvent-ils reconnaître un véhicule au gaz naturel sur la route?

R3 : Un autocollant de forme biconique est apposé sur le véhicule indiquant qu’il est doté d’un système d’alimentation au GNL ou au GNC. Deux autocollants sont apposés sur les tracteurs routiers équipés d’un moteur de Westport Innovations puisque le carburant est stocké sous forme liquide (GNL) et qu’il est transformé en gaz (GNC) avant d’être envoyé au moteur.

Avantages environnementaux

Q1 : Le gaz naturel est-il plus respectueux de l’environnement?

R1 : Oui. Le gaz naturel est l’un des combustibles fossiles les plus propres. Au cours du cycle du puits à la roue (soit de la production du gaz naturel à son utilisation comme carburant) ou de vie global, les véhicules au gaz naturel d’origine réduisent les gaz à effet de serre de 20 à 25 %. Un tracteur routier parcourant 120 000 kilomètres par an produit 35 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre en moins qu’un véhicule au diesel.

Q2 : Le gaz naturel est-il un gaz à effet de serre?

R2 : Oui. Le gaz naturel est principalement composé de méthane (CH4), lequel est un gaz à effet de serre. Cet avantage de réduction de 20 à 25 % des gaz à effet de serre pendant le cycle du puits à la roue pour les véhicules moyens et lourds au gaz naturel inclut les répercussions de toute hausse du méthane. En fait, le modèle GHGenius de Ressources naturelles Canada, qui est utilisé au Canada pour établir les avantages que présentent divers carburants et technologies de véhicules en matière de gaz à effet de serre, intègre trois gaz à effet de serre dans tous ses calculs – dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4) et oxyde nitreux (N2O). Les émissions de chacun de ces trois gaz sont calculées sur une base moyenne pondérée dans GHGenius en fonction de leur potentiel de réchauffement planétaire comme l’établit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Q3 : Avec l’amélioration de la technologie, les véhicules au diesel ne sont-ils pas aussi « propres » que les véhicules au gaz naturel?

R3 : Les véhicules au gaz naturel et au diesel répondent aux mêmes normes relatives aux émissions d’échappement.

Q4 : Est-il vrai que les véhicules au gaz naturel sont plus silencieux que les véhicules au diesel?

R4 : Oui. Au mode de marche au ralenti, un camion au diesel fait autant de bruit que dix camions au gaz naturel. Ainsi, le niveau de bruit beaucoup moins élevé des camions au gaz naturel peut être bénéfique pour les conducteurs de camion ou d’autobus qui passent leurs journées derrière le volant.

Q5 : Quelle est l’incidence du gaz de schiste sur les avantages en matière de gaz à effet de serre que procure le recours à un véhicule au gaz naturel?

R5 : Les émissions de gaz à effet de serre découlant de la production du gaz naturel sont une part relativement petite des émissions produites au cours du cycle du puits à la roue. La production du gaz naturel représente moins de 10 % de l’ensemble des gaz à effet de serre découlant de l’utilisation d’un véhicule au gaz naturel. Il est vrai que la teneur en dioxyde de carbone (CO2) du gaz de schiste peut varier considérablement selon les gisements. Au Canada, la teneur en CO2 approximative du gaz de schiste varie de moins de 1 à 12 %. Puisque certains gaz de schiste renferment plus de CO2 que le gaz classique, des méthodes d’atténuation devront être élaborées pour les formations de schiste à haute teneur en CO2.

Fait au Canada

Q1 : Est-il vrai que le premier autobus urbain au gaz naturel a été conçu au Canada?

R1 : Oui. La société Hamilton Street Railway de Hamilton, en Ontario, a collaboré avec l’industrie des véhicules au gaz naturel et avec des pouvoirs publics fédéraux et provinciaux pour élaborer les premiers autobus urbains au gaz naturel du monde au milieu des années 1980. Ceci a mené à la première génération de la technologie des moteurs au gaz naturel qui est utilisée par de nombreux services de transport urbain de l’Ontario, notamment à Grand River, Burlington, Toronto, London, Cornwall et Mississauga. La technologie des moteurs de quatrième génération d’aujourd’hui offre de grandes améliorations au chapitre de la puissance, du rendement, de l’économie de carburant et de la fiabilité.

Q2 : Quelles entreprises canadiennes œuvrent dans le secteur de la fabrication des véhicules et du matériel de postes de ravitaillement au gaz naturel?

R2 : Il existe un grand nombre d’importants fournisseurs de véhicules au gaz naturel et de matériel de postes de ravitaillement au Canada. Le tableau suivant montre où sont situées ces entreprises et ce qu’elles produisent.

Q3 : Est-il vrai que l’on trouve des entreprises canadiennes au nombre des chefs de file du marché nord-américain de la fabrication de moteurs au gaz naturel de camions et d’autobus?

R3 : Oui. La société Westport Innovations de Vancouver et sa coentreprise, Cummins Westport, aussi de Vancouver, fournissent des systèmes de moteurs au gaz naturel à plus de 20 fabricants de camions et d’autobus de l’Amérique du Nord. Tous les fabricants de camions et d’autobus de pointe, par exemple Peterbilt, Freightliner, Navistar, Mack, Volvo et Kenworth pour les camions, intègrent dans leurs véhicules des moteurs fabriqués par des entreprises canadiennes.

Gaz naturel

Q1 : D’où provient le gaz naturel?

R1 : Le gaz naturel est un carburant propre que l’on trouve en abondance au Canada. Il est constitué de gaz trouvés dans des formations de roches poreuses. Le gaz naturel est composé d’organismes marins enfouis depuis des millions d’années. On trouve ce gaz dans les mêmes formations que le pétrole ou la houille.

Le gaz naturel est principalement composé de méthane (CH4), mais peut aussi contenir d’autres hydrocarbures, de l’humidité et des impuretés. Il est extrait du sol, traité pour en retirer les impuretés et comprimé pour être stocké et transporté par oléoduc. Une fois traité, le gaz naturel canadien a habituellement une teneur en méthane de plus de 95 %. Le gaz naturel représente plus du tiers de toute la consommation d’énergie au Canada et est livré à plus de 6 millions de logements.

Q2 : Qu’est-ce que le biogaz?

R2 : Le biogaz est un gaz d’origine naturelle qui est produit par décomposition organique des déchets de décharges ainsi que dans les usines de traitement des eaux usées et les digesteurs anaérobies. Il est composé de méthane (

Q3 : Qu’est-ce que le gaz de schiste?

R3 : Le gaz de schiste est un gaz naturel qui est lié à une matière organique ou est contenu dans du limon mince et poreux ou des lits de sable dans les formations de schiste. Le schiste est l’une des roches sédimentaires courantes et est principalement composé d’argile et de fragments d’autres minéraux comme le quartz et la calcite. Les formations de schiste ont habituellement une faible perméabilité ce qui signifie que le gaz peut difficilement y circuler. Des techniques de forage de pointe, y compris le forage horizontal et la fracturation hydraulique en plusieurs étages, sont habituellement requises pour produire du gaz de schiste. Le gaz de schiste est une forme de gaz naturel non classique.

Q4 : Quel est l’importance de la ressource en gaz naturel?

R4 : On trouve en Amérique du Nord de grandes quantités de réserves et de ressources prouvées de gaz naturel. Le Canada est le troisième plus grand producteur de gaz naturel au monde avec un volume de 5,4 billions de pieds cubes par an. Selon de récentes estimations, la réserve globale de gaz naturel serait de 100 ans aux niveaux de la demande actuelle.

Q5 : Quelle est l’importance des ressources en gaz naturel non classique en Amérique du Nord?

R5 : Il n’y a pas si longtemps, des analystes de l’énergie avaient prévu que la production de gaz naturel en Amérique du Nord diminuerait régulièrement à plus ou moins long terme. De grands terminaux pour l’importation du gaz naturel ont alors été proposés à plusieurs endroits au Canada. En raison des progrès technologiques, d’autres ressources en gaz naturel non classique peuvent être extraits de façon rentable. Selon les analystes du marché nord-américain de l’énergie, ce développement vient changer les règles du secteur de l’énergie, et les gouvernements ainsi que l’industrie explorent des possibilités nouvelles et plus grandes pour cette ressource faible en carbone.

Gaz naturel comparativement au propane

Q1 : Quelle est la différence entre le gaz naturel et le propane?

R1 : Le gaz naturel et le propane sont tous les deux des combustibles fossiles. Le gaz naturel est plus léger que l’air et, en cas de fuite, il se dispersera vers le haut plutôt que de s’accumuler au sol. Par contre, le propane est plus lourd que l’air et a tendance à s’accumuler près du plancher en cas de fuite. Les deux carburants ont des propriétés uniques qui doivent être tenues en compte avant de faire votre choix.

Q2 : Quelle est la différence entre les véhicules au gaz naturel et au propane?

R2 : Les véhicules au propane ont besoin de réservoirs différents parce que ce carburant est maintenu sous forme liquide à une pression très basse. Afin de brûler, le propane liquide doit être transformé en gaz. Ceci peut poser des difficultés par temps froid parce que le propane a tendance à demeurer sous forme liquide à basse température. Aucune étape de transformation n’est nécessaire pour faire brûler le gaz naturel comprimé.

Sécurité

Q1 : En cas d’accident, les véhicules au gaz naturel peuvent-ils présenter un danger?

R1 : Les carburants posent tous un risque. Les réservoirs de GNC ou GNL sont conçus de façon à résister à une pression extrême et aux impacts éventuels. Ils sont faits de matériaux très durables qui ont été soumis à une gamme d’essais et d’exigences. Si un réservoir de GNC ou GNL avait une fuite, le gaz naturel se disperserait rapidement puisqu’il est plus léger que l’air.

Q2 : Le gaz naturel est-il volatil et dangereux?

R2 : Le gaz naturel est un hydrocarbure combustible, mais il n’est pas plus volatil que les autres carburants à base de pétrole comme l’essence, le diesel ou le propane. Comme avec tous les carburants, un entreposage, un transfert, un ravitaillement et une utilisation responsables constituent la meilleure façon d’éviter les déversements ou les fuites et d’assurer la sécurité du public et des travailleurs.

Q3 : Peut-on garer des véhicules au gaz naturel dans des garages de stationnement souterrains?

R3 : On peut garer en toute sécurité des véhicules au gaz naturel dans les garages de stationnement souterrains conçus adéquatement. Le gaz naturel est plus léger que l’air et, en cas de fuite, il se dispersera vers le haut et sera éliminé par le système de ventilation du garage. Par contre, le propane est plus lourd que l’air et a tendance à s’accumuler près du plancher en cas de fuite. Les politiques des garages de stationnement particuliers et des exploitants de bâtiments ainsi que la réglementation locale peuvent varier. Certains bâtiments interdisent le stationnement des véhicules au gaz naturel de même que des véhicules au propane.

Q4 : Les véhicules au gaz naturel ont-ils accès aux tunnels et aux traversiers?

R4 : Oui. Par contre, il est recommandé de vérifier avec l’exploitant du traversier de votre localité s’il y a des restrictions particulières, mais en général il n’est pas interdit de prendre le traversier avec un véhicule au gaz naturel.

Postes de ravitaillement

Q1 : Le ravitaillement en gaz naturel prend-t-il plus de temps que pour le diesel?

R1 : Non. Les postes de ravitaillement rapide au GNC et au GNL offrent des taux d’alimentation comparables à ceux du diesel et de l’essence. Les postes de ravitaillement rapide au GNC sont dotés de grands compresseurs ainsi que de réservoirs de stockage à haute pression pour favoriser le ravitaillement rapide des véhicules. Les postes de ravitaillement au GNL disposent de tuyaux de grand diamètre et de pompes capables d’alimenter rapidement les véhicules.

Le remplissage lent du GNC se fait la nuit pour les véhicules retournant à leur parc. Les véhicules sont branchés pendant la nuit au site du propriétaire du parc. Ces postes de ravitaillement sont moins coûteux que les postes de ravitaillement rapide et peuvent éliminer les files d’attente des véhicules devant faire le plein à la fin de leur quart de travail.

Q2 : Comment le gaz naturel est-il livré aux postes de ravitaillement au GNC et GNL?

R2 : La livraison du GNC aux postes de ravitaillement se fait par le truchement d’un réseau de distribution souterrain. À l’instar du réseau de distribution du gaz naturel aux logements, la conduite de branchement du gaz naturel au poste de ravitaillement peut être reliée à un système de GNC qui comprime, stocke et distribue le gaz naturel.

Par contre, le GNL est livré par camion-citerne et stocké au poste de ravitaillement dans un réservoir hors sol isolé. Le GNL est transféré aux véhicules à l’aide d’un distributeur doté d’une pompe cryogénique qui fait passer le GNL du réservoir de stockage au véhicule. Afin d’établir un poste de ravitaillement au GNL, il doit y avoir une source de GNL à une distance raisonnable pour pouvoir transporter le carburant par camion. Le GNL ne peut être transporté par pipeline en raison de sa nature cryogénique.

Q3 : Quand les postes de ravitaillement au GNL seront-ils aménagés dans les principaux corridors utilisés au Canada par les tracteurs routiers?

R3 : Des réseaux de postes de ravitaillement en GNL seront établis en réponse à la demande du marché canadien. Des investissements dans les installations de liquéfaction du gaz naturel sont nécessaires pour introduire le GNL dans le marché du camionnage. On compte déjà au Canada des installations de GNL en Colombie-Britannique (2), en Ontario et au Québec, et ces installations peuvent procurer du GNL aux parcs adoptant dès le début ce carburant. Shell Canada construit actuellement à l’est de Calgary la première installation de production du GNL non destiné aux services publics du Canada. D’ici la fin de 2013, cette installation alimentera en GNL les trois premiers relais routiers commerciaux avec carte-accès, à savoir les relais Flying J de Shell à Calgary, Red Deer et Edmonton. Dans l’Est du Canada, un corridor entre Toronto et le Québec est en voie d’être aménagé.  Pour le moment, deux stations privées de gaz naturel liquéfié de Gaz Métro Solutions Transport jalonnent ce corridor, soit à Mississauga (Ontario) et Boucherville (Québec) pour les besoins de Transport Robert.  Ce corridor verra d’autres stations s’ajouter dont une station semi-publique à Québec et une station publique de gaz naturel liquéfié renouvelable à Rivière du Loup, en 2013.

Q4 : Qui peut effectuer l’entretien courant des postes de ravitaillement en GNC et GNL?

R4 : Seul le personnel qualifié et autorisé devrait effectuer l’entretien des postes de ravitaillement en GNC et GNL afin d’assurer le fonctionnement adéquat et la sécurité du système. Dans bon nombre de cas, les employés de parc peuvent obtenir une formation des fournisseurs de matériel en vue d’assurer l’entretien du poste de ravitaillement. Les fournisseurs peuvent également offrir sur place les services de personnel d’entretien qualifié capable d’effectuer tout type de travaux. Des cours de formation sur l’entretien des postes de ravitaillement sont également offerts aux États-Unis par le truchement du Natural Gas Vehicle Institute.

Dans bon nombre de cas, les postes de ravitaillement en GNC et GNL sont informatisés et peuvent être dotés de systèmes de contrôle à distance pour assurer une surveillance par Internet ou connexion modem 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Q5 : Où se trouvent les postes de ravitaillement publics au Canada?

R5 : On trouve au Canada 42 postes de ravitaillement publics de GNC en Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Saskatchewan. Les trois premiers postes canadiens de ravitaillement en GNL pour les camions seront ouverts en Alberta en 2013. Un poste de ravitaillement en GNL renouvalable est également prévu, en 2013, à Rivière-du-Loup au Québec.

Q6 : Est-il possible de donner accès au public aux postes de ravitaillement privés?

R6 : Bon nombre de parcs privés donnent accès au public à leur poste de ravitaillement. Par exemple, ATCO Gas offre l’accès à son poste de ravitaillement de Lethbridge, en Alberta, depuis des années. Le défi est habituellement lié à l’accès aux lieux. Les postes de ravitaillement privés sont souvent aménagés dans une enceinte fermée dont l’accès est restreint. L’installation d’un distributeur distinct à l’extérieur de cette enceinte est une approche qui a eu du succès aux États-Unis. Outre les enjeux techniques et l’accès, les propriétaires de postes de ravitaillement privés doivent vérifier si le zonage leur permet de vendre du carburant au public.

Q7 : Comment puis-je savoir si un poste de ravitaillement est apte à recevoir des stations au gaz naturel?

R7 : Pour offrir le GNC ou GNL, il faut prévoir de l’espace pour le matériel et les réservoirs de stockage. Il faut également tenir compte des changements au flux de circulation à l’emplacement. Il est recommandé de faire appel à un expert compétent pour examiner et établir les exigences propres au site et la faisabilité. Des facteurs comme l’espace disponible, les services offerts (pression de gaz et approvisionnement en électricité), le type de sol, les restrictions en matière de hauteur, les niveaux de bruit et même la configuration des vents doivent être tenus en compte.

Q8 : Qu’est-ce qu’un poste de ravitaillement du GNC « mère-fille »?

R8 : Dans les endroits non desservis par un réseau de distribution du gaz naturel mais situé à proximité d’un système de distribution, le GNC peut être transporté par citerne. Ces dernières sont remplies à un poste de ravitaillement en vrac, puis transportées par camion à un ou plusieurs postes de ravitaillement. Ceci est appelé un pipeline virtuel ou un système « mère-fille ». Ces types de postes sont couramment utilisés dans les pays comme la Thaïlande et la Colombie où le réseau de distribution du gaz naturel n’est pas aussi vaste qu’au Canada.

Q9 : Les postes de ravitaillement au gaz naturel ont-ils une incidence sur les collectivités?

R9 : Des compresseurs pour les postes de GNC sont installés dans des enceintes atténuant le son. À l’instar de toute installation commerciale, les postes de ravitaillement en gaz naturel doivent être conformes à tous les règlements et à la législation de la localité. Les postes de ravitaillement en GNL sont dotés de structures de confinement des déversements en cas de rupture du réservoir. Dans tous les cas, les exigences en matière de zonage et d’utilisation des biens doivent être respectées de la même façon que s’il s’agissait d’un poste de ravitaillement de diesel. Il n’y a aucun risque de contamination du sol ou de l’eau avec le GNC ou le GNL parce qu’ils sont plus légers que l’air et moins denses que l’eau et se dissiperont en cas de déversement.

Formation

Q1 : Est-il nécessaire de suivre une formation particulière pour faire le plein d’un véhicule au gaz naturel?

R1 : Aucune formation particulière n’est requise pour les véhicules au GNC. Tous les postes de ravitaillement publics de GNC offrent le libre-service. Le pistolet de distribution doit être introduit dans le réceptacle du véhicule et « verrouillé » avant que le carburant ne s’écoule dans le véhicule. Il n’y a aucun risque de déversement ni d’émanation au cours du ravitaillement.

En ce qui a trait aux véhicules au GNL, bien que le ravitaillement soit simple à exécuter, une formation de base sur la procédure et sur l’équipement de protection individuelle (masque, gants et tablier) est requise. Le GNL est un carburant  cryogénique et il y a un risque d’engelure et d’inhalation de vapeurs froides à éviter. Il y a également différents types de distributeurs et des procédures de mise à la terre et de contrôle de la pression entre le poste de ravitaillement et le réservoir du véhicule que l’utilisateur doit connaître.

 

Entretien des véhicules

Q1 : Les coûts d’entretien des véhicules au gaz sont-ils plus élevés?

R1 : Les coûts d’entretien des véhicules au gaz naturel sont similaires à ceux des véhicules au diesel. La périodicité de l’entretien est habituellement la même, bien que les tâches puissent être différentes. Par exemple, le remplacement des bougies est recommandé à certains intervalles pour les véhicules équipés d’un moteur à bougies de 8,9 litres de Cummins Westport.

Q2 : Où les mécaniciens peuvent-ils suivre une formation pour être en mesure d’effectuer l’entretien régulier des véhicules au gaz naturel?

R2 : Les sociétés Westport Innovations et Cummins Westport offrent toutes les deux une formation sur leurs moteurs au gaz naturel. Grâce à cette formation, un technicien en entretien et en réparation peut effectuer des tâches d’entretien courant qui ne visent pas le système d’alimentation au gaz naturel. Des programmes de formation sur les systèmes d’alimentation au gaz naturel sont en cours d’élaboration au Canada et devraient être offerts en 2013.

Entre-temps, les responsables de parcs ontariens peuvent communiquer avec le Collège Centennial concernant son cours de technicien en combustion interne avec carburant de remplacement (gaz naturel). Ce cours d’une journée et demie s’adresse aux techniciens à l’entretien et à la réparation qualifiés. Aux États-Unis, le Natural Gas Vehicule Institute offre une gamme de programmes de formation, y compris des cours sur l’entretien des véhicules au GNC.

Q3 : Puis-je confier l’entretien des camions au gaz naturel à mon concessionnaire de camions local?

R3 : Bon nombre de concessionnaires du Canada se préparent en vue de faire l’entretien des camions au gaz naturel, ce qui demande la formation des employés d’entretien, la modification des installations de façon à assurer l’utilisation du gaz naturel en toute sécurité et la sensibilisation de tous les employés au gaz naturel et à la différence avec le diesel. Veuillez communiquer avec le concessionnaire de votre localité pour obtenir de plus amples renseignements sur l’entretien des véhicules au gaz naturel.

Rendement des véhicules

Q1 : Les véhicules au gaz naturel sont-ils moins puissants que les véhicules au diesel?

R1 : Non. Les véhicules au gaz naturel d’origine de la présente génération ont recours à des technologies de moteurs qui procurent une puissance, un couple et un rendement similaires à ceux des technologies des véhicules au diesel. Les véhicules au gaz naturel étant nouveaux, il y a peu de choix de moteurs et de modèles d’origine comparativement au diesel, de sorte que les parcs doivent veiller à ce que les véhicules au gaz naturel offerts sur le marché répondent à leurs besoins particuliers et au cycle d’utilisation.

Q2 : Les camions et les autobus au gaz naturel sont-ils aussi économes en carburant que les camions et les autobus au diesel?

R2 : Les véhicules au gaz naturel sont beaucoup plus économes qu’il y a dix ans. Les tracteurs routiers dotés d’un moteur de grosse cylindrée de Westport Innovations ont un rendement similaire aux tracteurs au diesel en ce qui a trait à la valeur d’énergie équivalente. Les camions, les autobus et les tracteurs  équipés d’un moteur de 8,9 litres ou 11,9 litres de Cummins Westport ont un rendement qui est de 12 % près de celui des appareils au diesel et aucun liquide d’échappement diesel n’est requis.

Q3 : À quel type d’autonomie peut-on s’attendre pour les camions et les autobus au gaz naturel?

R3 : En général, les questions liées à l’autonomie des véhicules ne devraient pas constituer un grand obstacle à l’adoption du gaz naturel dans la plupart des parcs urbains, parcs de véhicules retournant au point de départ et parcs de véhicules circulant dans les corridors régionaux. De nombreuses solutions permettent de stocker du carburant dans le véhicule et ainsi d’offrir une grande autonomie pour répondre aux besoins en matière de distance à parcourir de différents types de parcs. Le stockage du carburant peut être adopté aux besoins quotidiens des parcs.